Gazette #1

Veille du 1er avril, et déjà j’ai envie de vous écrire. Il nous reste encore un mois et demi avant l’ouverture des portes du Petit Théâtre Perché. Tant de choses vont se produire d’ici là, et pourtant, je trépigne.

Je me fiche pas mal que nous ayons changé d’heure, quoi que…
Je me fiche pas mal des mauvaises nouvelles, quoi que… Il en pleut tant et tant que non, je ne m’en fiche pas. Mais je fais genre, fatiguée que je suis, certains jours, d’extirper ma joie aux forceps tant elles me plombent, toutes ces bien sales nouvelles. Mais disons que je m’en fiche…
Je me fiche pas mal des allers-retours en train, quoi que… Je me fiche pas mal du ciel, quoi que…
Écrire emporte tout, vous écrire me nettoie de tout. Déjà pour vous raconter tout ce que l’hiver nous a offert, ici, sur la colline.
La future résidence d’artistes a pointé un tout tout petit bout de nez. Elle a déjà un nom : La Petite Grange Perchée. Ces derniers mois de froidure, on lui a bien décrassé la
carcasse ; on lui a aussi consolidé le squelette. Viendront, dans un second temps, toutes les démarches qui permettront de lui faire sa déclaration de naissance, ses papiers d’identité, (à savoir le changement de destination).
Et puis, tranquillement mais surement, on lui fera une belle allure. Un jour elle sera bien campée sur ses appuis, et pourra accueillir les artistes qui cherchent un lieu pour créer, s’exprimer, œuvrer pour un monde riche de leurs multiples visions, inventions, rêves de vie.

Et puis nous avons commencé à réveiller le Petit Théâtre Perché. Avec une sacrée bande de bénévoles, d’une efficacité redoutable, nous l’avons vidé de tout ce qu’il a gardé stocké pendant l’hiver, pour lui refaire une toilette.
Son sol crache une poussière insupportable pour le public et pour les artistes qui viennent s’y produire. Alors on va remédier à cela et refaire un sol bien lisse et sans poussière intempestive.
Éric va s’y coller. Cette belle après-midi de forçats s’est terminée autour d’un tiramisu pistache-framboises fou, et d’un marbré tout tendre. C’était tellement bon ! J’en salive, j’en souris encore.


Chères adhérentes, chers adhérents, en attendant de vous accueillir le 16 mai :

  • Pour un spectacle salutaire drôle, grinçant, nécessaire sur comment le monde essaie de nous rendre fou
  • Pour une petite mangeaille d’avant spectacle à la sauce italienne en hommage à l’auteur de la pièce,
    Profitez bien des bourgeons, des asperges blanches, des pluies fines, des oiseaux, des jours fériés, des œufs en chocolat et aux plats, des nuits aux étoiles, des repas en famille, entre amis, des journées qui s’étirent, des histoires à dormir debout, des silences, des danses, des folies douces, et de tout ce qui rend la vie plus belle, parce-que non, on ne s’en fiche pas… Mais alors pas du tout…

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